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Mardi 19 Novembre 2002

Mobilisation européenne face à la marée noire du Prestige

 

Une dizaine de pays européens ont proposé leur aide pour récupérer le pétrole brut échappé des cuves du Prestige, endommagé au large de la côte atlantique de la Galice (nord-ouest de l'Espagne), en réponse à une requête de l'Espagne relayée par la Commission européenne.

"De nombreux Etats membres de l'UE ont mis à disposition des bâtiments et des équipements techniques. Un bâtiment français est déjà sur place et un bâtiment néerlandais est en route", a indiqué lundi la porte-parole de la commissaire européenne à l'Environnement, Margot Wallstroem. "Les Italiens, les Portugais, les Suédois ont aussi offert leur aide. C'est le cas aussi pour la Belgique, l'Allemagne, le Danemark et la Grèce", a-t-elle précisé. La Norvège, qui n'est pas membre de l'Union européenne, a également offert son assistance.

La Commission européenne a par ailleurs "demandé, à la requête des autorités espagnoles, des images satellites qui permettront aux Espagnols de mieux suivre la situation", a précisé la porte-parole de Mme Wallstroem. "La Commission, les autorités espagnoles, la population civile sont très préoccupées par le désastre écologique sur les côtes et essaient d'en limiter l'ampleur", a-t-elle ajouté.

 

 

Une quarantaine de kilomètres du littoral galicien, sur plus de 150 km au sud de La Corogne, ont été souillés par les fuites de fioul du pétrolier Prestige, qui se trouvait lundi midi à 202 km du Cap Finisterre. La Commission européenne a précisé lundi que l'Espagne pourrait, le cas échéant, réorienter des fonds structurels européens d'aide aux régions défavorisées en fonction des conséquences de la marée noire du Prestige, qui risque d'affecter gravement le secteur de la pêche en Galice. L'exécutif européen n'a pas non plus exclu que cette marée noire puisse éventuellement entrer dans le champ d'application du nouveau fonds de solidarité européen pour les catastrophes.

Bruxelles a cependant jugé "impossible de répondre pour l'instant" et a souligné que le principe du "pollueur payeur" devait d'abord prévaloir. "En ce qui concerne le fonds de solidarité, il faudrait d'abord évaluer l'ampleur du dommage et c'est loin d'être fait pour l'instant", a déclaré le porte-parole du commissaire européen à la politique régionale, Michel Barnier. Dans tous les cas de figure, "le principe fondamental est celui du pollueur-payeur et si l'on peut indiquer du doigt l'origine de la pollution, c'est là qu'il faut demander une contribution avant de recourir aux fonds publics", a insisté la Commission.

 

Mardi 19 Novembre 2002 © Source Yahoo