ROTTERDAM (Pays-Bas) (AFP)
- Une quinzaine de membres de l'organisation écologiste Greenpeace se sont accrochés
mercredi aux amarres et aux bouées qui retiennent le pétrolier Byzantio à quais, afin
d'empêcher le navire de quitter le port de Rotterdam, a-t-on appris auprès de
Greenpeace."D'autres membres sont à bord d'un petit bateau qui tourne
autour du Byzantio. Ils tentent de peindre le texte "Oil Hazard" sur la coque du
navire", a précisé à l'AFP une porte-parole de Greenpeace, Loes Visser.
Le navire, chargé de 50.000 tonnes de fioul lourd, est arrivé mercredi en milieu de
journée dans le port néerlandais de Rotterdam.
Le Byzantio, qui bat pavillon maltais, est un navire du même type que le Prestige, le
pétrolier libérien qui a fait naufrage à la mi-novembre au large de la Galice
(nord-ouest de l'Espagne), provoquant une très importante marée noire.
"Les conséquences de la catastrophe du Prestige sur la côte espagnole démontre
une fois de plus les dommages que des pétroliers en mauvais état portent à
l'environnement", a estimé Greenpeace dans un communiqué.
Le Byzantio avait appareillé vendredi du port estonien de Muuga, près de Tallinn.
Un porte-parole des autorités portuaires de Rotterdam, Sjaak Poppe, a indiqué que le
Byzantio avait déjà été à quai à Rotterdam il y a trois semaines et qu'il avait
alors été inspecté par les services d'inspection maritime néerlandais, qui ne
l'avaient pas trouvé défectueux.
Le Byzantio est un bateau à simple coque, construit en 1976, et considéré par les
écologistes comme une "bombe flottante" au même titre que le Prestige.
La société norvégienne de classification maritime Det Norske Veritas (DNV), qui a
également inspecté le Byzantio, a indiqué dans un communiqué publié vendredi à Oslo
que le pétrolier était dans un "état satisfaisant".