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Vendredi 03 Novembre 2000

Ievoli Sun : Shell prendra ses responsabilités

La compagnie pétrolière se dit prête à assumer la couverture financière des opérations lancées après le naufrage du cargo. Interrogé sur LCI, Christian Balmes, le président de Shell-France, a précisé que sa responsabilité serait engagée «à condition que les responsabilités soient bien établies».

PARIS, 1er novembre - La compagnie pétrolière Shell est prête à assumer dans la mesure de ses responsabilités la couverture financière des opérations lancées après le naufrage du cargo italien Ievoli Sun, a annoncé mercredi sur LCI le président de Shell-France. La compagnie a affrété une partie du navire italien qui a sombré mardi matin au large du Cotentin avec 6.000 tonnes de produits chimiques à son bord."Nous adopterons une attitude responsable, ce qui signifie dans la mesure de nos responsabilités assurer la couverture financière et les indemnités correspondantes", a déclaré Christian Balmes. Mais il a précisé que cette responsabilité interviendrait "dans le cadre éventuellement d'une déficience du navire, ce qui reste à prouver puisque en ce qui me concerne ce navire correspondait à tous les critères de la Charte maritime". "Les responsabilités, oui, on les assumera à condition qu'elles soient bien établies", a-t-il souligné. L'Ievoli Sun a sombré mardi matin alors qu'il était en cours de remorquage vers le port de Cherbourg. Il repose par 70 mètres de fond à 20 kilomètres à l'ouest de l'île anglo-normande d'Aurigny, à 35 kilomètres de la pointe de La Hague et à 3 kilomètres de la "fosse des Casquets", profonde de 160 mètres. Parmi les 6.000 tonnes de produits chimiques contenues dans les soutes du cargo se trouvent 4.000 tonnes de styrène, produit très toxique, inflammable et non soluble dans l'eau. L'équipage du chasseur de mines Céphée, arrivé sur les lieux mercredi matin, a fait état d'une odeur forte qui laisse supposer que des produits se sont échappés, a-t-on appris auprès des autorités maritimes.

Sur le littoral français, «on vit Halloween au quotidien»

Le naufrage du chimiquier italien Ievoli Sun mardi au large du Cap de La Hague "montre que depuis la catastrophe de l'Erika, on vit Halloween au quotidien" sur le littoral français, a estimé le porte-parole du collectif citoyen anti marées-noire de Saint-Nazaire. "Pourquoi un bateau de 10 ans d'âge était-il en si mauvais état, pourquoi l'Etat italien l'a-t-il laissé partir alors que la Rina l'avait classé 35 ?", s'est-il interrogé. Au-delà de l'indice 50, un bateau n'a pas le droit de naviguer. La société de classification italienne Rina, qui avait délivré un certificat de navigabilité au pétrolier maltais Erika avant son naufrage, a été mise en examen dans le cadre de l'enquête sur le naufrage du navire, en décembre 1999.

Vendredi 03 Novembre 2000 © Source Le Figaro

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