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Samedi 18 Novembre 2000

Naufrage du Ievoli Sun: l'internet à la pointe de l'information

Le ministère français de l'Equipement, la Marine nationale, Shell ou encore différents instituts français de recherche n'ont pas hésité, après le naufrage du Ievoli Sun au large des côtes normandes, à fournir aux internautes un suivi régulier des opérations, ainsi que les différents rapports officiels, jouant la carte de la transparence.

Le ministère de l'Equipement, des Transports et du Logement a été le premier à mettre en ligne l'ensemble des informations relatives au chimiquier et comptabilisait vendredi 4.200 connections depuis le naufrage, le 31 octobre. Bénéficiant de l'expérience du naufrage du pétrolier Erika, le ministère propose sur le web (http://www.equipement.gouv.fr/ievoli-sun/) des informations en temps réel. Outre les photos et les communiqués, le site présente les différentes mesures du ministère concernant la sécurité maritime.

Ce site est élaboré étroitement avec la Marine nationale, qui propose sur son propre site un lien vers un dossier Ievoli Sun (http://www.defense.gouv.fr/marine/actu/ievoli/ievoli.htm). Ici, l'internaute peut consulter l'ensemble des informations relatives au chimiquier (cartes, chronologie...), toutes les caractéristiques des bateaux envoyés sur zone, ainsi que le témoignage de Charles Claden, le commandant de l'Abeille Flandre, qui avait pris la tête de l'équipe d'évaluation hélitreuillée sur le chimiquier abandonné avant le naufrage, et qui avait soulevé le "défaut d'entretien manifeste" du tanker.

Sur le site du ministère de l'Environnement (http://www.environnement.gouv.fr/actua/com2000/octobre/31-levolisun-1.htm), le visiteur peut consulter les conclusions des réunions du comité national d'experts concernant les risques environnementaux ou encore la stratégie relative à la protection des populations.

Le Centre de documentation, de recherche et d'expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux (CEDRE) offre une cartographie des opérations et, à titre de comparaison, l'expérience du naufrage du Chon Ston en Chine, avec 230 tonnes de styrène dans ses cuves (http://www.ifremer.fr/cedre/rubriques/ievoli/ievoli.htm).

L'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) (http://www.afssa.fr/accueil.asp) propose aux internautes le résultat de ses recherches, dont l'avis "relatif à l'évaluation des risques pour la santé humaine et la consommation alimentaire de produits de la mer liés à la pollution d'eau de mer par des produits toxiques" à la suite du naufrage.

L'Institut national de l'environnement industriel et des risques (INERIS), saisi pour contribuer à l'évaluation des risques liés à la cargaison, propose diverses informations sur le Ievoli Sun. Des spécialistes de l'institut contribuent actuellement aux travaux des comités d'experts et les conclusions des travaux en cours devraient bientôt être disponibles sur le site (http://www.ineris.fr/actualites/ievoli/ievoli.htm).

Le groupe pétrolier anglo-néerlandais Shell, affréteur des 4.000 tonnes de styrène transportées par le Ievoli Sun, a laissé une place sur son site au tanker (http://www.shell.fr/fr-fr/) mais se contente d'annoncer la coopération entre le groupe et le gouvernement français dans le cadre des opérations d'investigation sur l'épave.

La société de classification italienne Rina, qui avait inspecté et classé le Ievoli Sun le 30 avril 2000 sans remarquer quelque déficience que ce soit livre également sa version des faits sur le net, en anglais (http://www.rina.it/). Elle explique notamment dans sa page dédiée au Ievoli Sun la parfaite navigabilité et la conformité du chimiquier.

Quand au site Polmar, la pollution des mers (http://www.polmar.com), il retrace, au jour le jour, le naufrage du Ievoli Sun et dénonce toutes les formes de pollutions supportées par le milieu marin.

Samedi 18 Novembre 2000 © Source Yahoo

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