Jeudi 02 Novembre 2000 |
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Ievoli
Sun : la France veut mobiliser l'Europe |
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L'épave du tanker italien sous haute surveillance après la découverte d'odeurs suspectes de styrène. A Cherbourg, le président de la République s'est voulu rassurant et a affirmé que l'Europe adopterait des mesures avant la fin de l'année. |
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Des traces de pollution, qui seraient dues à du styrène échappé du Ievoli Sun, ont été détectées hier dans la zone du naufrage, tandis que le président Jacques Chirac estimait à Cherbourg que tout danger sérieux semblait écarté. |
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Des scientifiques ont relevé une odeur suspecte de styrène au niveau d'une nappe de 9 km sur 300 m dont la composition n'est toujours pas élucidée. Selon la préfecture maritime, il pourrait s'agir de styrène mélangé à du gazole, provenant du chimiquier italien, qui a coulé mardi à proximité des côtes normandes. |
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Des prélèvements d'air et d'eau ont été effectués pour en préciser l'origine. Les résultats seront communiqués et exploités par le préfet de la zone de défense ouest, le préfet d'Ille-et-Vilaine. |
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« Une partie du styrène est en cours d'évaporation, ca gaz est très vite dispersé dans l'air », a relevé le lieutenant de vaisseau Bertrand Bonneau, de la préfecture maritime, assurant que « les scientifiques étaient assez confiants sur les dimensions de la pollution ». |
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Zone interdite |
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Couché sur son flanc bâbord, à 70 m de fond, l'épave du chimiquier italien subit les forts courants du secteur qui l'ont déjà déplacé de près de 300 m entre mardi et mercredi. Depuis la découverte des odeurs suspectes de styrène, la zone est interdite aux navigateurs dans un rayon de 6 km et a été « soumise à une surveillance aérienne continue pendant toute la journée ». En début de soirée, le ministre des Transports Jean-Claude Gayssot a appelé à la « vigilance » ses homologues européens, afin d'éviter jusqu'à dimanche les transports maritimes de produits dangereux dans la zone Manche-mer du Nord, en raison de conditions météos difficiles. |
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Le président Chirac s'est rendu hier matin à Cherbourg pour faire le point de la situation avec les autorités civiles et militaires : « Il semble que les dangers sérieux sont écartés mais c'est un domaine où l'on n'est jamais assez prudent », a-il déclaré. |
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M. Chirac a indiqué avoir insisté au cours de ses entretiens avec les autorités sur la nécessité de la transparence, souhaitant que soit donnée « une information immédiate sur la situation, ses caractéristiques, ses dangers, de façon à éviter les psychoses ». |
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Sensible à « l'exaspération » de l'opinion publique face à une catastrophe qui rappelle celle de l'« Erika », le président français a pris l'engagement de faire adopter définitivement « avant la fin de l'année » par les Quinze une première série de mesures améliorant la sécurité du transport maritime. |
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Deux trains de mesures |
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Ces mesures portent sur le renforcement du contrôle dans les ports et du contrôle des sociétés de classification, l'élimination progressive des navires à simple coque. A ses yeux, le conseil des ministres européens des Transports prévu le 12 décembre est « pratiquement l'échéance ultime ». |
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Jacques Chirac n'a pas pu donner les mêmes garanties sur le deuxième train de mesures envisagées au niveau européen : création d'une agence européenne de sécurité maritime, contrôles en mer des navires, et responsabilisation financière des affréteurs et des transporteurs. |
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Actuellement en phase d'instruction par la Commission européenne, ces mesures encore plus draconiennes se heurtent à des réticences de la part des pays à forte marine marchande (Grèce, Pays-Bas et Allemagne). |
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Jeudi 02 Novembre 2000 © Source Nice-Matin |
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