Par Lisa
Fanjeaux sur www.seamply.com
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Etat des lieux trois semaines après le
naufrage du Ievoli Sun.
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Le 31 octobre dernier, la mer avalait le
chimiquier italien, le Ievoli Sun blindé de six conteneurs. Au total : 6.000
tonnes de produits chimiques, dont du styrène, au fond de locéan. Des navires
accourent à la rescousse dont le Neuwork, bateau anti-pollution et le Northern
Prince, navire dinvestigation permettant la mise à leau dun robot
télécommandé, chargé de faire de la vidéo et des travaux sous-marins.
Diagnostic : un conteneur du chimiquier sest vidé de son contenu, il en reste
encore cinq intacts au fond de la mer. On nage en eaux troubles. Les communiqués
contradictoires annoncent larrêt des fuites, puis la reprise des fuites. Le robot
reste coincé dans lépave ! A la veille de la date butoir de dépollution, les
travaux de colmatage commencent.
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| La pêche continue autour du Ievoli
Sun |
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Les pêcheurs continuent de pêcher autour de la zone du Ievoli Sun. Aucune
interdiction de pêcher nest intervenue, seule une interdiction de navigation,
lancée par le ministère des Transports, empêche toute circulation dans une zone
délimitée denviron deux kilomètres au-dessus de lépave. Du côté des
pêcheurs, on ne salarme pas. «Il faut relativiser» déclare le président
du Comité régional de la pêche de la Manche, Daniel Lefèvre. «Les pêcheurs
continuent de pêcher, le poisson continue à se vendre, des analyses ont été faites et
aucune retombée na été constatée !»
De son côté, lorganisation pour la protection de lenvironnement,
Greenpeace, sinquiète. «On na aucune information puisquon nous a
refusé laccès à lépave, la collaboration annoncée entre Greenpeace et les
autorités a tourné court très vite» a déclaré Bruno Rebelle, le président de lorganisation,
qui nest pas satisfait des communiqués officiels. Selon lui, certains pêcheurs
auraient remonté des poissons «englués dans des filaments de plastique» et dautres
auraient trouvé des «traces suspectes» dans leurs casiers à homards.
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| «Une bonne cuite» pour lécosystème.
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La version officielle reste pourtant optimiste. Dès le naufrage du Ievoli Sun,
des analyses ont été menées par lIfremer
(Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer). Daprès eux, les
résultats sont satisfaisants
du moins, ils ne sont pas alarmants. Les
prélèvements réalisés au large, comme sur la côte, se sont révélés négatifs. La
concentration de styrène est restée inférieure au seuil limite (1 microgramme de
styrène par litre). |
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«On a eu beaucoup de chance que le
naufrage ait eu lieu dans un des sites en mer où il y a le plus de courants» a
déclaré Bruno Barnouin, directeur de lenvironnement et de laménagement
littoral dIfremer. «Les substances chimiques sont brassées par les courants et
il ny aura pas de dommages durables contrairement au naufrage de lErika».
Une pollution non-permanente qui fait quand même passer un mauvais quart dheure aux
poissons. «Cela leur fera leffet dune bonne cuite tout au plus» a
rajouté le directeur de lenvironnement !
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Un trafic maritime réorganisé
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Pour lIfremer, le réel problème se situe en surface où lon doit
maintenant gérer et réorganiser tout le trafic maritime. Linterdiction de
navigation imposée dans cette zone de la Manche, a réduit presque de moitié le goulet détranglement
qui passe de neuf à cinq km de large. Les 300 bateaux qui traversent habituellement la
zone chaque jour (soit 15 par heure) doivent aujourdhui, immédiatement se déclarer
au Cross (Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage). Les hommes du
centre redoublent de prudence et la surveillance radar sest considérablement accrue
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Vendredi 24 Novembre 2000 © Source Seamply |